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A à F : Vocabulaire-Lexique 14/18



De A à F : GLOSSAIRE et LEXIQUE DU VOCABULAIRE et TERMES UTILISES LORS DE LA GRANDE GUERRE  1914-1918


Abeille
Dans l'argot des combattants, désigne les balles, sans doute en raison du sifflement qu'elles produisent. On peut aussi rencontrer la variante " frelons ".

Abri
Lieu où l'on peut se mettre à l'abri du danger et/ou des intempéries. Les abris se développent et s'améliorent avec l'installation dans la guerre des tranchées, et sont généralement creusés en contrebas dans le flanc d'une tranchée. Ils sont souvent trop petits pour contenir tous les hommes d'une portion de tranchées, qui peuvent s'y relayer. 
Les sous-officiers et officiers disposent généralement d'un abri spécifique, personnel ou partagé,
au confort relativement meilleur que ceux des soldats. Il existe un risque d'effondrement de l'abri ou de son entrée lors d'un bombardement violent. 
Un abri-caverne est un abri entièrement creusé dans le sol, soit en terrain plat à partir d'une tranchée, soit à flanc de pente.

Adrian
1) Casque Adrian, du nom de l'intendant qui l'a créé, casque en tôle d'acier de couleur bleutée distribué à
partir de septembre 1915 aux fantassins français. Il existait en trois tailles et était distribué dans les gares
régulatrices aux détachements qui quittaient les dépôts
2) Baraque Adrian (même origine), construction provisoire en bois et métal destinée au cantonnement (v.)
des soldats ou à servir d'entrepôt. Les baraques Adrian ont également été utilisées dans l'immédiat après guerre pour pallier les destructions des régions du front.

Aéro
Désignation des avions par les contemporains, civils et combattants (abréviation d'aéroplane).

Agent de liaison
Militaire chargé de transmettre ordres et informations au sein de l'armée, en particulier lors d'une opération qui rend impossible l'usage du téléphone. 
Les agents de liaison interarmes (chargés de la communication entre la troupe et l'artillerie par exemple) ou inter unités (d'une compagnie à une autre par exemple) n'étaient pas permanents et étaient nommés, comme le montrent de nombreux témoignages, dans l'instant, lorsque la situation l'exigeait. 
Cependant, certains officiers choisissaient de définir un ordre de roulement journalier ou hebdomadaire et dressaient pour cela une liste d'hommes choisis parmi leurs subordonnés.

Ambulance
1) Véhicule de transport des blessés (sens actuel du terme).
2) Unité médico-chirurgicale, qui existe au niveau du corps d'armée

Arditi
Terme italien. Unités d'assaut italiennes créées en juillet 1917 par le lieutenant-colonel Giuseppe Bassi. Leur entraînement intensif tendait à former de nouveaux combattants sur les plans physique, technique mais également moral. Après la guerre, les divisions d'arditi furent peu à peu dissoutes, pour être supprimées en 1920 ; mais d'anciens arditi ont participé à l'expédition de Fiume de d'Annunzio et aux squadre fascistes.

Artiflot(s)
En argot des combattants, désignation des artilleurs, principalement par les fantassins.

As de carreau
En argot des combattants, désigne l'équipement du soldat. Le terme prend souvent une connotation négative en raison du poids de celui-ci qui peut dépasser les 35 kg, et de la pénibilité qu'il y a à s'équiper ou se déséquiper aux tranchées.


Autochir
Abréviation de ambulance chirurgicale automobile (A.C.M.). 
Expérimentée dès novembre 1914, elle était équipée d'une salle d'opérations mobile à 2 tables avec matériel de stérilisation et de couchage nécessitant trois camions. 
Son personnel comprenait 2 chirurgiens et 25 infirmiers. Cependant, elle ne pouvait fonctionner qu'en s'accolant à une formation plus lourde.

Azor

Dans l'argot des combattants, désigne le sac des combattants.

Baïonnette
1) Épée ou lame qui se fixe au bout du fusil permettant d'utiliser ce dernier comme une arme de pique. Le
plus souvent utilisée comme patère ou comme bougeoir. Cinq types de baïonnette différents ont été utilisés par les armées françaises au cours de la guerre. 
2) Titre d'un journal satirique apparu en 1915, initialement intitulé A la baïonnette
3) Charge ou attaque à la baïonnette : attaque avant laquelle on fixe les baïonnettes sur les fusils.
L'expression est ambiguë car la baïonnette est en fait rarement employée lors du combat (on compte
seulement environ 0,3% de blessés à l'arme blanche sur l'ensemble de la guerre.)

Bande molletière
Elément de l'équipement des fantassins français, constitué d'une bande en drap de laine enroulée autour du mollet.

Banquette
Dispositif aménagé dans la tranchée de première ligne permettant à un soldat de s'installer en position de tir, généralement couché ou incliné.

Barbelé
Fil de fer garni de pointes, dit barbelé. Elément important du " système-tranchées ", placé devant les
tranchées de première ligne afin d'empêcher et de ralentir l'avance des troupes adverses. Le fil barbelé est fixé sur des montants, fréquemment installé en plusieurs lignes successives, dénommés " réseaux ".

Barda
En argot des combattants, désigne l'équipement du soldat. Le terme prend souvent une connotation négative en raison du poids de celui-ci qui peut dépasser les 35 kg, et de la pénibilité qu'il y a à s'équiper ou se déséquiper aux tranchées.

Barrage
1) Tir d'artillerie défensif violent et serré pour empêcher la progression de l'ennemi
2) Tir d'artillerie offensif violent et serré. Le barrage est dit roulant lorsqu'il se déploie en fonction d'un
horaire arrêté à l'avance (ex. : 100 mètres toutes les trois minutes) et que l'infanterie doit suivre derrière les obus pour arriver sur les tranchées adverses avant que les défenseurs ne soient sortis de leurs abris.

Bataillon
Fraction d'un régiment subdivisée en plusieurs compagnies. En 1915, le bataillon d'un régiment (2 ou 3
bataillons selon les cas par régiments) comprend un état-major, un petit état-major et 4 compagnies, environ 1000 hommes au total.

Batterie
Ensemble coordonné de canons, faisant partie d'un régiment d'artillerie. 
Elle est commandée par un capitaine secondé par deux lieutenants. Elle se décompose au front en deux éléments : la batterie de tir proprement dite, sous les ordres directs du capitaine et des lieutenants, avec les quatre canons et leurs servants et les téléphonistes commandés par un brigadier ; les échelons, installés plus loin en arrière, sous les ordres d'un adjudant, qui rassemblent les chevaux et tout le matériel autre que les canons.

Bec/Bec de gaz
Dans l'argot des combattants, désigne l'échec d'une opération militaire, en particulier d'une offensive. Le
terme est repris et adapté de l'argot parisien, dans lequel un " bec de gaz " désigne un policier.

Biffe, biffin
Mot d'argot détourné de son sens original de chiffonnier et adopté par dérision par les fantassins pour se
définir. Le biffin est celui, miséreux, qui gagne sa vie en récupérant et revendant les objets usagés dont les autres ne veulent plus. Le fantassin s'est assimilé à cet être errant, sans ressources, sale, mal habillé, rejeté par la société bien pensante.

Bivouac
Terme militaire qui désigne le fait d'établir un campement provisoire à l'extérieur, et, par extension, un repas ou une nuit passés dehors. Le terme tend à être davantage utilisé au début de la guerre, avant l'installation dans les tranchées, il s'applique ensuite lors des déplacements entre secteurs.

Bled
Mot arabe désignant la campagne, popularisé par les troupes servant en Algérie, utilisé dans l'argot des
combattants de 1914-1918 pour désigner le terrain libre, en particulier celui qui se situe entre les lignes de
tranchées opposées.

Blessure (Bonne, Fine)
Blessure du combattant suffisamment sérieuse pour lui permettre d'être évacué du front mais n'impliquant
pas de séquelles trop importantes ; en ce sens, elle peut paraître un sort meilleur que la vie aux tranchées.

Bleus, bleuet, bleusaille
Désignation dans l'argot militaire d'un soldat inexpérimenté, n'ayant pas ou peu vu le feu. Les " bleuets "
désignent en particulier les soldats de la classe 1917, le terme apparaît dans un article de L. Descaves dans Le Journal.

Bleu horizon
Nom donné à la couleur de l'uniforme français adopté après la bataille de la Marne en septembre 1914, pour rompre avec la visibilité désastreuse des pantalons rouge garance utilisés jusque-là. La distribution des nouveaux uniformes s'étale dans le temps jusqu'en 1915.

Blockhaus
Abri pour tireur (fusil, mitrailleuse ou canon). Construit à l'origine en madriers puis bétonné à partir de mars 1915 (le terme bunker n'apparaît qu'avec la Seconde Guerre Mondiale). Equivalent allemand de " fortin " pour les Français.

Bobard
En argot des combattants, désigne un renseignement faux, non vérifié, ou encore une rumeur. On parle par exemple de " bobards de feuillées ". Le terme fait aussi fréquemment référence aux informations véhiculées par les journaux envers lesquelles les combattants ont une méfiance croissante

Boche, Bochie
Désignation des Allemands par les Français. L'origine du terme fit débat dès les années de guerre, il est probable qu'il s'agisse d'une abréviation de l'argotique " alboche " pour " allemand ". Cette désignation, comme substantif ou comme adjectif, s'impose massivement aussi bien pour les civils que les combattants. 
Il est à noter que cette manière devenue habituelle de nommer l'adversaire ne véhicule pas nécessairement l'hostilité, et peut être employée par les combattants sans animosité. Par extension l'Allemagne peut être désignée comme la Bochie et l'Autriche-Hongrie comme l'Austrobochie.

Boucherie
Dans le langage des combattants, désignation d'une opération militaire particulièrement meurtrière. Le
terme peut aussi être une désignation de la guerre dans son ensemble.

Boule
Pain du soldat, ainsi désigné en raison de sa forme. Le pain est une des bases de la ration quotidienne, à
proportion d'une demi-boule par jour.

Bourrage de crâne
Désignation irrévérencieuse du discours dominant patriotique. L'expression, apparue dans la langue
française à la fin du XIXe siècle, prend un sens nouveau au cours de la Première Guerre mondiale, et est dès lors employée par les combattants qui acceptent mal le décalage entre " bourrage de crânes " et réalités de la guerre des tranchées. 
Bien qu'elle soit souvent, à tort, comprise en ce sens, l'expression, dans l'esprit des soldats, n'est pas un synonyme argotique de " propagande ", s'en distinguant par le caractère mensonger des affirmations qu'elle stigmatise - alors que la propagande en tant que telle peut également s'appuyer sur des faits réels. 
Se diffusant peu à peu à la sphère civile, le terme apparaît progressivement dans une fraction de la
presse s'élevant contre les articles outranciers des journaux au zèle patriotique le plus affirmé (le Canard enchaîné, fondé par Maurice Maréchal en septembre 1915, procède à l'élection du " Grand chef de la tribu des bourreurs de crâne "par le biais d'un vote proposé à ses lecteurs le 29 novembre 1916.

Bouthéon / Bouteillon
Marmite militaire de campagne qui fait partie de l'équipement des fantassins, du nom de l'intendant qui
l'inventa. La forme " bouteillon " est une déformation fréquente.

Boyau
Un boyau est une voie de communication entre deux lignes de tranchées. C'est par les boyaux que
" montent " et " descendent " les unités lors des relèves , non sans problèmes, dus à l'étroitesse du boyau qui peut empêcher les files d'hommes de se croiser, et aux ramifications multiples qui font s'égarer les unités.

Brancardiers
Militaires chargés de la récupération et du transport des blessés aux tranchées et sur le champ de bataille.
Leur tâche est rendue particulièrement périlleuse par la disparition progressive des trêves destinées à
permettre la récupération des blessés.

Breveté/Brevet
Se dit d'un officier passé par l'École de guerre. Créée en 1880, celle-ci a pour fonction théorique de former, par le biais d'un cursus de deux ans, une partie des officiers français aux notions stratégiques et techniques les plus modernes. Devant justifier pour entrer à l'Ecole Supérieure de Guerre de cinq années de service actif, dont trois au sein d'une unité opérationnelle, l'officier se voit octroyer, au terme de sa formation complémentaire, le diplôme faisant de lui un " breveté ", ce qui constitue dans la plupart des cas un puissant accélérateur de carrière et de promotion.

Brigade
Pendant la Grande Guerre, la brigade est une unité constituée par deux ou trois régiments (selon les cas) réunis sous le commandement d'un général.

Brisques
Élément décoratif de l'uniforme français qui signale la durée de la présence au front et les blessures subies.

Brun ( réseau) :
Rouleau de fil de fer barbelé, prêt à l'emploi, qui a l'avantage de pouvoir être déployé et déplié rapidement en avant des tranchées.

Bureaux (1er, 2e, 3e)
L'organisation générale de l'armée fonctionne traditionnellement en une division en quatre bureaux. 
Le 1er bureau s'occupe de l'organisation générale et des questions de personnel ( mobilisation, effectifs, questions de justice militaire, chancellerie, etc) 
Le 2éme bureau recueille et évalue tout ce qui concerne l'ennemi. 
Le 3ème bureau met au point les plans d'opération et en assure la mise en œuvre. 
Le 4ème bureau suit particulièrement la question des transports et donc de l'acheminement des troupes, denrées et matériel vers l'avant et les évacuations vers l'arrière. Cette organisation se retrouve depuis l'administration centrale de l'Armée à Paris jusqu'au niveau division, le personnel affecté diminuant en nombre au fur et à mesure que l'échelon hiérarchique est moins élevé.

Cabot

Terme familier pour désigner le soldat au grade de caporal

 

Cafard

Dans l’argot des combattants, désigne un mauvais état psychologique. Le « cafard », fréquent avant une offensive ou au retour d’une permission, prend des sens différents selon les individus : énervement, tristesse prolongée, dépression, peur ou angoisse de la mort.

 

Cagna

Abri léger, dans la terre ou fait de boisages, où peuvent se tenir les combattants en cas de bombardements ou d’intempéries par exemple. Les abris de première ligne peuvent être dénommés cagnas mais c’est relativement rare, le terme s’applique davantage aux secondes lignes et en deçà. Le mot est d’origine indochinoise, sans doute transmis par des troupes coloniales.

 

Caillebotis

Élément (généralement en bois) à claire-voie placé au fond des tranchées et boyaux afin d’affermir celui-ci et de permettre la circulation malgré les intempéries et la boue.

 

Calibres

La nature et la puissance d’une pièce d’artillerie se mesure en 1914-1918 avant tout à son calibre (diamètre à l’embouchure), exprimé en millimètres. Les combattants apprennent à reconnaître (à leur son ou à leur impact) ces différents calibres et évoquent ainsi des « 75 » (v.), « 77 », « 150 », « 210 » etc.

 

Camouflet

(guerre des mines) Contre-mine destinée à détruire sous terre une mine adverse et ne produisant pas

d’entonnoir.

 

Cantonnement

Désigne à la fois le lieu où sont stationnés les troupes hors des lignes, et la situation de celles-ci. En ce sens,

c’est un synonyme partiel de « repos ». Les cantonnements sont le plus souvent des villages légèrement en arrière du front ; ils peuvent aussi être provisoires et faits de tentes ou de baraques Adrian (v.). Le verbe « cantonner » désigne le fait d’être ou de s’installer au cantonnement.

 

Capote

Vêtement enveloppant et chaud constitutif de l’uniforme français, destiné à protéger des intempéries.

La capote connaître plusieurs modèles, droits et croisés, au cours de la guerre.

 

Casque Adrian
Le Casque Adrian, du nom de l'intendant qui l'a créé, est un casque en tôle d'acier de couleur bleutée distribué à partir de septembre 1915 aux fantassins français.

Il existait en trois tailles et était distribué dans les gares régulatrices aux détachements qui quittaient les dépôts

   

Caviarder

Rendre illisible par raturage certains passages d’une lettre. Cette opération est effectuée par les commissions de contrôle postal.

 

Cervellière

Calottes de métal diffusées au début de la guerre pour protéger la tête du soldat sous un képi, servirent

souvent pour la cuisine Remplacées ensuite par un casque métallique.

 

Char

Le terme « char d’assaut » apparaît durant le conflit. Leur première utilisation est l’œuvre des Anglais, sur la Somme, le 15 septembre 1916, sous le nom de « tanks ».

En France, on crée en 1917 « l’artillerie spéciale » (A.S.) sous les ordres du général Estienne.

Les chars sont utilisés pour la première fois le 16 avril 1917 au Chemin des Dames où ils subissent un échec.

 

Chauchat

Fusil-mitrailleur 1915 dit Chauchat du nom de l’ingénieur qui l’adapte à partir d’un modèle destiné à

l’aviation.

 

Citation

Terme militaire qui désigne le fait de signaler un acte valorisé (bravoure, respect des consignes, attaque réussie, attaque ennemie repoussée, exemple donné…) en « citant » le combattant ou l’unité dans l’ordre du jour.

La citation peut être individuelle ou collective, et peut être faite à plusieurs échelles : citation à l’ordre

du régiment, de la division, du corps d’armée, de l’armée, du G.Q.G.

 

Civelot/Ciblot

En argot des combattants, désignation des civils.

 

Classe (15, 16, etc.)

Terme de l’administration militaire passé dans le langage courant et qui désigne l’année prévue

d’incorporation d’un homme appelé sous les drapeaux. La « classe 1915 » est ainsi formée des hommes nés en 1895 et dont l’incorporation est prévue au cours de l’année 1915, etc.

 

Colis

Les combattants peuvent recevoir des colis de l’arrière (généralement de leurs familles, parfois des marraines qui contiennent principalement des effets chauds et des produits alimentaires permettant d’améliorer l’ordinaire.

Ces colis peuvent donner lieu à des partages entre camarades mais aussi à des vols et des jalousies entre soldats.

 

Colon

En argot des combattants, désignation du colonel. Celui qui est nommé le « colon » est généralement le colonel commandant le régiment.

 

Compagnie

Subdivision d’un bataillon (v.) qui comprend 150 hommes environ, commandée généralement par un

lieutenant.

 

Compagnie hors rang

Compagnie unique qui se trouve au niveau du régiment et regroupe ce qui touche au fonctionnement

administratif, logistique et au commandement du régiment. On y trouve le secrétariat du colonel et de son

petit état-major, les cellules traitant de l’approvisionnement en matériel , habillement, nourriture, un peloton de pionniers pour les travaux de protection, la section de brancardiers qui est en même temps la musique du régiment.

 

Conseil de guerre

Tribunal militaire prévu par le Code de Justice Militaire de 1857, destiné à juger les crimes et délits commis par des militaires. Il est formé de cinq juges, tous officiers, et ses séances, publiques, durent généralement moins d’une journée.

Il existe des Conseils de Guerre d’Armée, de Corps d’Armée, de Division et de Place.

Au début de la guerre sont mis en place des Conseils de guerre spéciaux improprement nommés « cours martiales ».

 

Contrôle postal

Ce terme désigne à la fois le système de contrôle du courrier des soldats et l’organisme qui en était chargé, à partir de 1915. La proportion des lettres lues varie en théorie entre 1/25e et 1/80e, et augmente lors des périodes (comme les mutineries de 1917) où les besoins de surveillance s’accroissent, en réalité elle est bien moins importante.

Les combattants connaissent l’existence d’un contrôle de la correspondance et pratiquent fréquemment l’autocensure, le langage codé ou le contournement pour transmettre des informations sans se compromettre.

 

Compagnies franches

Les compagnies franches étaient des unités de volontaires mises sur pieds souvent au sein d'une brigade en vue d'une attaque particulière et dont un officier volontaire prenait le commandement. 

Elles bénéficiaient de certains avantages: pas de garde, pas de corvées, etc. Le groupe était constitué de plusieurs compagnies franches.

 

Corps (d’armée, de cavalerie…)

Regroupement d’au moins deux divisions sous un même chef avec en plus des moyens supplémentaires en artillerie, génie et logistique. C’est normalement le niveau d’engagement minimum en opérations. Ils sont normalement regroupés au sein d’armées pour assurer leur coordination et leur collaboration sur le terrain.

 

Corvée

Désignation générale de tous les travaux pénibles susceptibles d’être effectués par les combattants, au front comme au cantonnement (v.). Les corvées peuvent être de nature très diverse : de cuisine, d’eau, de feuillées

 

Coup

Dans l’argot des combattants, désigne une grande opération offensive prévue.

 

Coup de main

Opération restreinte et le plus souvent nocturne dans la tranchée de première ligne adverse, destinée avant tout à faire des prisonniers.

 

Cour martiale

Le terme désigne des tribunaux militaires exceptionnels à la procédure simplifiée, notamment ceux créés par le gouvernement de défense nationale en 1870. Il est utilisé de manière impropre, y compris par les acteurs de l’époque) pour qualifier les conseils de guerre (v.) spéciaux, au fonctionnement accéléré, établis au début de la guerre par le commandement pour renforcer sa gestion disciplinaire des troupes.

 

Crapouillot

Dans l’argot des combattants, désigne les différents types de mortiers de tranchée et leurs projectiles, dont l’utilisation est croissante au cours de la guerre, leur tir courbe étant adapté à la guerre des tranchées.

Par extension sont créés le verbe « crapouilloter » et le substantif « crapouillage » pour désigner le fait de bombarder avec un crapouillot. Enfin, Le Crapouillot est le titre du journal de Jean Galtier-Boissière dans l’entre-deux-guerres.

 

Cratère

Élément caractéristique du paysage du front, et en particulier du No Man’s Land , un cratère est

provoqué par l’explosion d’un obus. Il peut constituer un abri provisoire au cours d’une attaque ou d’une patrouille 

 

Créneau

Ouverture aménagée dans le parapet (v.) d’une tranchée de première ligne et qui permet l’observation ou le tir sur la tranchée adverse.

 

Creute

Nom donné dans Le Soissonnais et au Chemin des Dames aux carrières souterraines creusées par les carriers afin d’extraire de la pierre calcaire servant à la construction de maisons et d’édifices publics ou cultuels.

Les creutes sont nombreuses dans le Soissonnais, le Noyonnais, le Massif de Saint-Gobain et au Chemin des Dames.

Durant la guerre, les creutes peuvent servir d’abri (v.) ou de cantonnement (v.) aux combattants. Une

des plus célèbres est la Caverne du Dragon.

 

Croix de guerre

Dès 1914, certaines personnalités, hommes politiques ou officiers à l’image de Driant, député de Nancy et commandant de bataillon, imaginent afin de récompenser de manière visible, les actes de courage des combattants, de créer un nouvel insigne accompagnant la citation individuelle. La Croix de Guerre est ainsi instituée par la loi du 8 avril 1915 et les décrets d’application sont publiés le 27 du même mois. Destinée à « commémorer les citations individuelles pour faits de guerre à l’ordre des l’armées de terre et de mer, des corps d’armée, des divisions, des brigades et des régiments », elle se décline en plusieurs modèles, avec palmes ou étoiles par exemple, selon la valeur de la citation accordée.


Départ

Le terme « départ » désigne fréquemment dans les témoignages contemporains le coup de départ d’un obus, a distinguer bien sûr du coup d’arrivée, et dont le son signale, pour les combattants aguerris, la provenance et le délai du danger à venir lorsque les « départs » sont ennemis.

 

Descendre

Dans l’argot des combattants, désigne le fait de quitter les premières lignes pour l’arrière-front ou le

cantonnement.

 

Division

Unité de base de la stratégie militaire, la division comprend en 1914 environ 12.000 hommes répartis dans 4 régiments. Durant la guerre, on passe de 4 à 3 régiments par division en France. Par extension, on nomme les généraux qui les commandent les « divisionnaires ».

 

Dragon

Troupes de cavalerie, à l’origine infanterie montée. Les escadrons de dragons, pendant la Grande Guerre, furent adjoints à des divisions d’infanterie et des escadrons à pieds furent formés, qui participèrent à la guerre des tranchées.

 

Échelles

Les échelles disposées en première ligne contre le parapet servent à sortir de la tranchée lors d’une offensive ou d’un départ pour patrouilles et coups de main.

 

Éclat

Fragment d'obus projeté par l'explosion de celui-ci, et qui est à l’origine d’une grande proportion des morts et des blessures parmi les combattants. De nombreux éclats se trouvent encore dans le sol des champs de bataille de la Grande Guerre.

 

Embusqué

Terme désignant les hommes échappant indûment au combat. Le terme est relatif à la position de celui qui l’emploie : pour un combattant, un militaire affecté à l’arrière ou aux bureaux peut être un embusqué ; les civils peuvent également employer le terme. Les embusqués sont soupçonnés d’avoir obtenu leur position privilégiée à travers de l’argent et/ou des relations. Le terme est fréquemment employé de manière ambiguë, les embusqués étant à la fois fortement stigmatisés et (parfois de manière inavouée) enviés pour la sécurité dont ils bénéficient. Plus près des lignes, même, les combattants ont critiqué les « embusqués du front ».

Par extension est employé le verbe « embusquer ».

 

Entonnoir

Généralement employé pour désigner l’excavation, souvent importante, produite par l’explosion d’une mine.

Désigne aussi un trou d’obus particulièrement large. On parle de la « lèvre » d’un entonnoir pour désigner un rebord qui fait saillie sur le terrain suite à la retombée de terre, généralement disputé avec l’ennemi aussitôt après l’explosion de la mine.

 

Escouade

La plus petite unité de l’armée française, elle regroupe en théorie 15 soldats sous le commandement d’un caporal. Il existe souvent un fort sentiment de camaraderie entre les membres d’une escouade. Pour refléter ce fait, le roman d’Henri Barbusse, Le feu (1916), est significativement sous-titré Journal d’une escouade.

 

Espionnite

Terme formé sur une terminaison désignant une maladie, pour qualifier le fait de voir des espions partout ou du moins de leur attribuer une influence et des actes exagérés par rapport à leur présence réelle.

L’”espionnite” est particulièrement répandue au début de la guerre dans le contexte d’exaltation patriotique de 1914 et d’incertitude des premiers combats.

 

Exercice

Nom générique donné aux manœuvres, instruction des troupes et exercices exécutés par les soldats en

période dite de repos. De nombreux combattants ont noté leur inutilité et leur effet négatif sur le « moral ».

Renvois : Cantonnement, Repos

 

Faire camarade

Dans l’argot des combattants, expression qui signifie se rendre volontairement, sans doute en raison de l’exclamation fréquemment prononcée par des soldats allemands lors d’une reddition : « Kamerad ! ».

 

Faisceaux

Lors des bivouacs et des haltes suffisamment longues, l’ordre est donné de mettre les fusils en faisceaux,

c'est-à-dire les reposer verticalement par groupe de trois, en triangle, adossés ensemble par leurs canons.

Les hommes alignent sur le sol leur barda et leurs armes, de manière uniforme. Ils peuvent alors quitter ces « faisceaux » d’armes qui restent seulement à la garde et surveillance d’une sentinelle.

 

Feldgrau

« Gris de campagne » : couleur de l’uniforme allemand. Par extension, désigne le fantassin allemand.

 

Feuille de calcul

Dans l’artillerie, elle est établie par l’officier de tir afin de lui permettre d’estimer la distance de l’objectif. Il

faut tenir compte, pour cela, de la température et de la pression atmosphérique, de la direction et de la force du vent, etc. La distance obtenue est indiquée aux chefs de pièce qui la communiquent aux tireurs.

 

Feuillées

Latrines de campagne, généralement creusées dans la terre un peu à l’écart des tranchées principales. Les soldats s’y rendent pour « poser culotte », selon l’expression employée alors.

 

Filon

Dans l’argot des combattants, désigne une affectation ou un secteur recherché pour son absence de danger.

Le terme est aussi employé pour désigner la bonne (ou la fine) blessure, celle qui éloigne du danger sans dommages physiques trop importants.

 

Fosse commune

Durant la guerre, les inhumations collectives sont fréquentes, en particulier au début de la guerre car les pertes sont énormes et les unités ne sont pas organisées pour enterrer leurs morts. Des fosses communes peuvent être creusées à proximité des lignes.

 

Fourneau

Extrémité d’une galerie de mine se situant sous les lignes adverses, destinée à être remplie d’explosifs

Au sens strict, c’est la charge — quantité d’explosif — disposée dans la chambre de mine ou chambre aux poudres qui, en explosant, occasionne un entonnoir ou un camouflet.  

 

Fourragère

Décoration collective accordée à certaines unités à partir de 1916, elle se traduit par une cordelette qui orne l’uniforme militaire à l’épaule. On a distingué la fourragère aux couleurs de la croix de guerre (avril 1916) pour deux citations ; la fourragère aux couleurs de la médaille militaire (juin 1917) pour quatre à cinq

 

Fourrier

L’emploi de fourrier est rempli par un sergent ou un caporal dit « fourrier ». Aux ordres du sergent-major, le fourrier tient toutes les écritures de la compagnie, à l’exception des punitions et du livret d’ordinaire. Les

fourriers sont désigné par compagnie, à l’exception du fourrier de semaine attaché à un bataillon. Les

caporaux et sergents fourriers sont exemptés d’exercices.

 

Fritz

Désignation des Allemands par les Français, nettement moins usitée que celle de « Boche ».

 

Fusant

Obus qui explose en l’air au dessus des troupes adverses. Pour cela il est muni à son sommet d’une « fusée » réglée pour déclencher l’explosion de l’obus au bout d’un temps calculé à l’avance. Le « fusant » est composé d’explosif et de billes de plomb ou d’acier appelées shrapnells.


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